Pierre-Luc Poulin

Kayakiste de vitesse | Médaillé de bronze Jeux PanAméricain TO2015 | Lac-Beauport, Québec

Saison 2018 - Des nouvelles!

Petite note avant de commencer. Afin d’alléger la lecture, vous retrouverez en annexes certaines précisions (marquées d’un astérisque) de même que de l’information plus technique qui pourrait n’intéresser que les plus curieux, comme par exemple le nombre et la spécificité des rames que Pierre-Luc utilise* (Annexe 1). 

Après un entraînement hivernal* (Annexes 2 A-B et C) dont il est grandement satisfait, Pierre-Luc s’est présenté aux sélections nationales à Gainesville en Géorgie du 10 au 15 avril en très grande forme.  Le volume d’entraînement substantiel en Floride laissait présager de très bons résultats. Ne restait plus qu’à se mesurer aux autres membres de l’équipe canadienne lors d’épreuves officielles afin de savoir ce qui en était vraiment. 

Les sensations se sont avérées un bon prédicteur, Pierre-Luc terminant 2e au K1 500, 1er au K1 1 000 et 6e au 200. C’est donc signe que l’entraînement avant et pendant le camp en Floride* (Annexes 2 A-B et C) cet hiver s’est avéré été plus que bénéfique.  

Ses résultats l’ont conduit à être sélectionné pour les deux premières coupes du monde, premières épreuves à son calendrier cette année. Notre kayakiste quittera d’ailleurs lundi (le 14 mai) pour participer du 18 au 20 mai à la Coupe du monde de Szeged en Hongrie. Il devrait participer au K4 500 de même qu’au K1 1 000. Szeged en levée de rideau sera un test important entre autres pour voir où se situe l’équipe de K4 en vue des Championnats du monde sénior au Portugal mais aussi pour bien mettre en perspective les performances des kayakistes canadiens réalisées aux sélections.

Hongrie donc, et ensuite l’Allemagne deuxième et seule autre coupe du monde au programme cette année. De bons résultats  à ces épreuves représentent en soi un objectif pour Pierre-Luc. Compte tenu qu’il n’y a que deux épreuves en Coupe du monde cette année et que les sélections pour les JO se feront dès l’an prochain, ces évènements revêtent une importance particulière entre autres afin de mettre à profit sa forme actuelle et d’accumuler de l’expérience en vue des prochaines saisons.  

Par la suite et d’ailleurs un des principaux objectifs cette année, sa participation aux Championnats du monde U23 où l’équipe ne vise rien d’un de moins qu’une victoire en K4 500! Le K4 étant une épreuve où un pays peut démontrer la profondeur de son programme, le défi sera de taille pour nos Canadiens.  

C’est après les courses de coupe du monde, que notre résident du Lac Beauport participera aux troisièmes sélections canadiennes en juin (il ne pourra pas prendre part aux deuxièmes sélections en mai à Montréal parce qu’il sera alors en Hongrie).  Lors de ces sélections l’objectif sera tout d’abord d’assurer sa place en K4 pour les Championnats du monde U23 qui se tiendront du 26 au 29 juillet en Bulgarie mais aussi pour les Championnats du monde sénior qui auront lieu du 21 au 25 août au Portugal. Pour les Championnats sénior, le Canada vise en K4 une place en finale* (Annexe 3 et 4).

Pierre-Luc devrait ensuite terminer sa saison avec une participation aux Championnats canadiens prenant place à Sherbrooke du 28 août au 1er septembre.

La saison 2018 représente une étape importante de sa jeune carrière. Plus motivé que jamais, encore émerveillé et curieux de découvrir de nouveaux aspects de son sport, les épreuves auxquelles il participe actuellement font déjà partie intégrante de son cheminement vers les Jeux olympiques de Tokyo en 2020.  

Que ce soit la compétence des entraîneurs de l’équipe, le personnel technique ou l’encadrement général, tout dans son environnement actuel semble on ne peut plus propice à favoriser son développement. Tout ceci, renforcé par l’excellence et la motivation de ses coéquipiers, la plupart âgés d’entre 20 et 24 ans (Pierre-Luc a 22 ans).  

Les partenaires que ce soit privés ou publics sont essentiels à la poursuite de la carrière d’un sportif amateur. Il va donc de soi de mentionner leurs noms ici :
Sport Canada, l’Institut national du sport du Québec (INS - www.insquebec.org), Excellence Sportive Québec Lévis (ESQL - www.esql.ca) , Saputo via la Fondation de l’athlète d’excellence du Québec (FAEQ - www.faeq.com) , GM développement (www.gmdeveloppement.com), Benjo (benjo.ca), Canoe Kayak Canada (canoekayak.ca/fr/staff-fr), Canoe-Kayak Québec (canoekayakquebec.com), la Fondation Nordiques (fondationnordiques.com),  le coureur nordique (lecoureurnordique.ca) et Kayak idéal (www.kayakideal.com).

Vous retrouverez éventuellement plus d’information sur le site (en « construction » présentement) et aussi sur ses comptes Twitter et Facebook 

En terminant, un reportage sur Pierre-Luc : ici.radio-canada.ca/nouvelle/11004⁠…

Merci à vous tous et bonne saison qu’on se souhaite plus chaude que ce matin au Lac Beauport où il faisait 3C, sans compter le facteur vent et le fait que l’activité de déroulait sur l’eau 😉

(1) Pierre-Luc utilise trois types de rames :
- pour le 1 000 m ou l’entraînement plus long en zones 1 ou 2, rame avec surface de 780 cm carrés et rigidité de 2,5 degrés par kg (plus souple)
- pour le K1 500, 800 cm carrés avec une rigidité de 2 degrés par kg donc plus grande et plus rigide pour une fréquence plus élevée qu’en K1 1 000 (105-110 coups par minute)
- pour le K4 500, 820 cm carrés avec une rigidité de 1,6 degrés par kg (fréquence à 135 coups par minute)
Plus la vitesse est élevée plus la rame est rigide et plus la surface est grande. C’est comme en vélo, on ne descend pas des côtes abruptes en « 1ère vitesse »!

Parlant de vitesse, l’objectif en K1 1 000 est de tenir 4,5 mètres par secondes, ce qui représente selon ce que j’ai compris environ 19 km/h. Les pointes quant à elles sont à environ 23 km.

 (2-A) Le camp en Floride a été précédé d’environ deux mois (décembre et janvier) de séances de musculation à Québec faisant place à l’innovation. En effet, certains exercices de musculation en force maximale ont été effectués en simulant un milieu en altitude, ce qui va un peu à l’encontre de l’approche traditionnelle où, pour ce type d’effort, on évite le plus possible l’attitude. C’est en utilisant des masques de simulation d’altitude que l’effet peut être reproduit et ce jusqu’à à un équivalent de 5 000 mètres. Il semble que l’initiative ait été couronnée de succès.

(2-B) Ce sont plus particulièrement les bénéfices d’un grand volume en aérobie lors des six derniers mois qui lui auront permis de performer dans les trois distances de même que d’améliorer nettement ses fins de course en soutenant mieux jusqu’à l’arrivée un effort intense. Ce maintien de l’effort en fin d’épreuves vient principalement de l’augmentation du seuil auquel les lactates seront produits. Les lactates sont en quelque sorte un résidu que les muscles fabriquent lors d’un effort court mais intense, qui, en s’accumulant dans les muscles, entraînent des douleurs qui fait que l’effort devient insoutenable. L’exercice aérobie sert entre autres à améliorer ce seuil, à le repousser.

(2-C) Le point fort qui ressort du camp en Floride est probablement la constance observée tout au long des entraînements.

 (3) Neuf embarcations seulement sur 60 participent à la finale ce qui serait une première pour le Canada.

 (4) En kayak, la participation à des évènements est octroyée à des embarcations et non à des athlètes. La sélection des athlètes est quant à elle consécutive à une sélection par des dirigeants des équipes nationales en fonction de certains critères comme les performances individuelles ou l’aptitude à performer en équipe.

Rédaction: Denis Villeneuve 

Propos recueillis auprès de Pierre-Luc et de son entraîneur Frédéric Jobin. 


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